La bonne parole est comme un bel arbre...

 :: le coran

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La bonne parole est comme un bel arbre...

Message par Malika le Jeu 6 Mai - 8:52

Au
nom d’Allah l’Infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux




La bonne parole est comme un bel
arbre...


Ibn al-Qayyim al-Jawziyyah - rahimahullah



Allah dit :



« N’as-tu pas vu
comment Allah propose en exemple une bonne parole semblable à un bel
arbre dont les racines sont fermes et les branches s’élancent dans le
ciel ? 25. Il donne à tout instant ses fruits, par la grâce de son
Seigneur. Allah propose ces exemples aux gens afin qu’ils se
souviennent.
»




■ Allah Y a comparé la bonne parole à un bel arbre. En
effet, la bonne parole engendre les bonnes œuvres, comme le bel arbre
produit de beaux fruits bénéfiques. Cette explication ressort des dires
de la majorité des exégètes du Coran qui disent que la bonne parole est
l’attestation de Foi qu’il n’y a de divinité [digne d’adoration]
qu’Allah. Cette attestation engendre toutes les bonnes œuvres, visibles
ou cachées. Et toute bonne œuvre qui procure l’agrément d’Allah Y est le fruit de cette bonne parole.




■ Selon l’explication de cAlî
ibn Abî Talhah qui la tient d’Ibn cAbbâs : « « la bonne parole »,
c’est l’attestation de foi qu’il n’y a de divinité [digne d’adoration]
qu’Allah, et « semblable à un
bel arbre
»
, c’est le croyant ; « Dont les racines sont fermes »,
c’est la parole qu’il n’y a de divinité [digne d’adoration] qu’Allah
[bien ancrée] dans le cœur du croyant ; « et
[dont] les branches s’élancent dans le ciel
»
:
par cette parole les œuvres du croyant s’élèvent vers le ciel. »




■ Rabîc ibn Anas a dit :
« La bonne parole : c’est un exemple pour désigner la foi. En effet, la
foi est le bel arbre, et ses racines fermes qui persistent sont la
pureté de la foi (al-Ikhlâs) ; et les branches qui
s’élancent vers le ciel sont la crainte d’Allah (Khashiyatou Allah). »


Cette comparaison est plus
plausible, plus évidente et meilleure, car Allah a comparé l’arbre de
l’unicité (at-Tawhîd) planté dans le cœur, à un bel arbre dont
les racines sont profondes, dont les branches s’élèvent bien haut vers
le ciel, et qui produit des fruits à tout moment.




Si on médite sur cette comparaison,
on constate qu’elle correspond bien à l’arbre du Tawhîd fermement
planté dans le cœur, dont les branches sont les bonnes œuvres qui
s’élèvent vers le ciel. Cet arbre ne cesse de produire de bonnes œuvres à
tout moment, à la mesure de son enracinement dans le cœur, de l’ampleur
de l’amour que le cœur lui porte, du degré de sincérité qui s’y trouve,
de la connaissance de sa réalité, de sa mise en pratique et de la
grandeur du respect que le cœur lui voue.




Celui qui a cette parole réellement
ancrée dans le cœur, et dont le cœur a pris cette parole comme qualité,
et qui s’est paré de la religion (Sibghah) d’Allah, que
ne surpasse aucune autre religion – connaîtra la réalité de l’adoration
vouée à Allah. Son cœur attestera que cette adoration n’appartient qu’à
Allah, sa langue en témoignera, et ses membres le confirmeront [par la
mise en pratique], de même que [ce cœur] reniera que la réalité [de
l’adoration] et ses implications appartiennent à autre qu’Allah. Son
cœur s’accordera avec sa langue pour affirmer [ceci à Allah] et le niera
[à tout autre que Lui]. Les membres de celui qui atteste l’unicité
d’Allah se soumettront, par obéissance, en empruntant la voie d’Allah
rendue facile, sans s’en écarter ni emprunter une autre à la place, de
même que son cœur ne recherchera aucune autre divinité digne d’être
adorée en dehors de Lui.




Il ne fait aucun doute que cette
parole émanant d’un tel cœur, prononcée par cette langue, ne cesse de
produire des fruits qui sont les bonnes œuvres s’élevant vers Allah,
constamment. Et c’est cette bonne parole qui élève ces bonnes œuvres
vers le Seigneur le Très-Haut.


De plus, cette bonne parole produit
de nombreuses autres bonnes paroles, accompagnées de bonnes actions, et
les bonnes œuvres élèvent les bonnes paroles, comme le dit Allah le
Très Haut :




« Vers Lui monte la
bonne parole, et qui est élevée haut par la bonne action
. »
[Fâtir, v. 10]


Allah I nous a donc informés que la bonne œuvre élève
la bonne parole, et que la bonne parole incite celui qui la prononce à
faire des bonnes œuvres tout le temps.




Ce qui signifie que si le croyant
atteste la parole du Tawhîd (Lâ Ilâha illallâh), en connaissant
sa signification, et sa réalité en l’attribuant [à Allah Seul] et en la
niant [à tout autre que Lui], en respectant ses implications, en ayant
un cœur, une langue et des membres qui appliquent [chacun à sa manière]
cette attestation, alors cette bonne parole sera celle qui fait monter
ses bonnes œuvres ; elle sera fermement ancrée dans son cœur, et ses
branches s’élèveront jusqu’au ciel, et elle produira constamment des
fruits.




■ Parmi les Prédécesseurs, certains
ont dit que ce bel arbre, c’est le palmier (dattier), en se basant sur
le hadith authentique rapporté par Ibn cUmar[1].




Ainsi, parmi eux, certains ont
dit : « C’est le croyant lui-même », à l’instar de Muhammad ibn Sacd,
[...] qui rapporte les propos d’Ibn cAbbâs à propos de la
parole d’Allah « N’as-tu pas vu
comment Allah propose en exemple une bonne parole semblable à un bel
arbre
»
: « Le bel arbre désigne le croyant », et
il interprète les racines fermes dans la terre et les branches qui
s’élèvent vers le ciel, comme étant le croyant qui œuvre et prononce des
(bonnes) paroles sur terre et dont les œuvres et les paroles atteignent
le ciel, alors qu’il se trouve sur terre.




cAtiyeh al-cAwfiy
a dit à propos du verset « N’as-tu
pas vu comment Allah propose en exemple une bonne parole semblable à un
bel arbre
»
: « C’est la parabole du croyant, qui
ne cesse de prononcer de bonnes paroles et accomplir de bonnes œuvres
qui montent vers Allah.




■ Ar-Rabîc ibn Anas a
dit à propos des racines fermes et des branches qui s’élèvent vers le
ciel, c’est le croyant, dont l’intention sincère [représente les
racines] et son adoration vouées sincèrement à Allah Seul [représente
les branches]. Il a dit également : « Les
racines fermes
»,
c’est-à-dire que la base des œuvres [du croyant] est sur terre, et « les branches qui s’élèvent vers le
ciel »
, c’est-à-dire qu’il est mentionné dans le
ciel. » Et il n’y a pas de contradiction entre les deux avis.




Si le croyant est comparé au palmier-dattier et que ce dernier
est qualifié de bon, alors le croyant est encore plus en droit d’être
qualifié de bon.


Certains autres Prédécesseurs ont dit : « C’est un arbre du
Paradis. » Et le palmier est parmi les arbres les plus nobles du
Paradis.




Cette comparaison renferme des secrets, des informations et
des connaissances en rapport avec la beauté du sujet, la science
[infinie] et la sagesse de Celui qui nous l’a rapporté, Allah - Gloire
et pureté à Lui.




Parmi ces secrets, on peut mentionner le fait qu’un arbre
possède nécessairement des racines, une personne qui l’arrose, des
branches, des feuilles et des fruits.


Il en va de même pour l’arbre de la
foi et de l’islam : ses racines sont la science, la connaissance et la
certitude ; celui qui l’arrose est la pureté de l’intention (al-Ikhlâs) ;
ses branches sont les œuvres et ses fruits, les bienfaits et les
conséquences bénéfiques des bonnes œuvres, les qualités exemplaires, les
nobles comportements, le bon caractère, l’exemple à suivre et
l’orientation honnête... [...]




Si la science est correcte,
c’est-à-dire en accord avec les connaissances qu’Allah a révélé dans Son
Livre, la croyance en accord avec ce qu’Allah et Son Prophète
e ont informé à propos de Lui, et la pureté de
l’intention (al-Ikhlâs) est présente dans le cœur, les
œuvres en accord avec les ordres [divins], l’orientation, le
comportement et le caractère sont en accord avec ces principes de base,
adaptés à eux, alors on sait que les racines de l’arbre de la foi sont
solidement plantées dans le cœur et ses branches s’élèvent haut dans le
ciel.


Par contre, si les choses sont à
l’inverse, alors on sait que ce qui est planté dans le cœur, c’est le
mauvais arbre, déraciné, sans aucune stabilité.




Pour poursuivre cette comparaison,
on peut dire également qu’un arbre ne survit que si on l’irrigue et on
lui fournit de l’engrais. Et si on arrête de l’arroser, il se
dessèchera. Il en va de même pour l’arbre de l’islam dans le cœur : si
son propriétaire ne l’entretient pas en l’arrosant constamment avec la
science utile et les bonnes œuvres, et l’alternance de la pensée et du
rappel [d’Allah], alors il se dessèchera.


On rapporte dans le Musnad de
l’imam Ahmad, selon Abû Hurayra, que le Prophète
e a dit : « La foi dans le cœur s’use comme
s’use le vêtement. Alors, renouvelez votre foi.
»


En résumé, si on n’entretient pas
le plant, il mourra.




À partir de là, on constate que les
adorations qu’Allah a prescrites sont un besoin pressant des
serviteurs, à tout moment, et cela fait partie de Son immense
miséricorde et de la perfection de Sa bonté et de Sa bienveillance
envers Ses serviteurs, de leur avoir imposé ces adorations et d’en avoir
fait une eau avec laquelle ils peuvent arroser le plant du Tawhid qu’Il
a semé dans leur cœur.




Pour poursuivre la comparaison :
Allah
Y a fixé comme règle
qu’à toute plante ou culture bénéfique se mêle
forcément toujours de la broussaille et des mauvaises herbes, qui sont
de nature différente.


Donc, si le cultivateur entretient
son plant, le nettoie et arrache les mauvaises herbes, ce plant se
développera, atteindra sa maturité, et il donnera des fruits plus
abondants, meilleurs et pleins de saveur.


Par contre, s’il ne le fait pas,
les mauvaises herbes auront le dessus sur le plant, ou elles
affaibliront ses racines et les fruits seront maigres et peu nombreux ou
alors nombreux, mais sans saveur.




Et celui qui ne comprend pas cela
verra un grand bénéfice lui échapper, sans qu’il ne s’en rende compte.


En conclusion, donc, on peut dire
que le musulman doit constamment s’efforcer d’accomplir deux choses :


- arroser cet arbre,

- et nettoyer ce qui se trouve autour,

... car en l’arrosant, il perdure et survit, et en nettoyant
ce qu’il y a autour, il grandit et se fortifie.




Et c’est d’Allah que nous demandons
l’aide et c’est à Lui que nous nous en remettons en toute chose.




Extraits du livre « I’lâm Al-Mouwaqui’îne ».

Traduit et adapté par Yaaqub
Leneen


Revu par Abu Hamza Al-Germâny

Malika
Admin
Admin

Nombre de messages : 73
Age : 46
Date d'inscription : 07/03/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://alhouda.montadamoslim.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 :: le coran

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum